Sophie vient de perdre sa grand-mère il y a une semaine. Elle retrouve son amie proche Camille dans un café pour parler de cette épreuve difficile. C’est la première fois qu’elle sort de chez elle depuis l’enterrement.
DIALOGUE
Sophie : Salut Camille… Merci d’être venue.
Camille : Oh ma chérie, bien sûr ! Comment tu te sens ? Tu as l’air épuisée.
Sophie : Euh… je sais pas trop, en fait. C’est bizarre, j’ai l’impression d’être dans le brouillard depuis une semaine.
Camille : C’est normal, tu sais. Le deuil, ça prend du temps. Ta grand-mère, c’était vraiment quelqu’un de spécial pour toi.
Sophie : Ouais… *soupir* Elle me manque déjà tellement. Je me surprends encore à vouloir l’appeler pour lui raconter ma journée.
Camille : Ah, je comprends… Et l’enterrement, ça s’est bien passé ?
Sophie : Ben, si on peut dire… Il y avait beaucoup de monde. Mais bon, ma tante Martine a encore fait des histoires.
Camille : Ah bon ? Qu’est-ce qui s’est passé ?
Sophie : Elle s’est disputée avec maman à propos de l’héritage, tu imagines ? Pendant les obsèques ! J’étais tellement en colère…
Camille : Non ! Elle a osé faire ça ? Mais quelle insensibilité !
Sophie : Tu m’étonnes ! Maman était effondrée. En plus, grand-mère avait été très claire dans son testament.
Camille : Tiens, prends un mouchoir. Et maintenant, ça va comment avec ta mère ?
Sophie : Merci… Ben, on se soutient mutuellement. Papa aussi est très présent. Mais c’est dur, hein.
Camille : J’imagine… Et au boulot, ils sont compréhensifs ?
Sophie : Oui, heureusement. Mon chef m’a donné quelques jours de plus. Mais franchement, je me demande si je vais arriver à me concentrer.
Camille : Écoute, ne te mets pas la pression. Chacun vit le deuil à son rythme.
Sophie : Tu as raison… C’est juste que… euh… j’ai l’impression d’être égoïste parfois.
Camille : Égoïste ? Pourquoi tu dis ça ?
Sophie : Ben, je pense surtout à quel point elle va ME manquer, tu vois ? Pas au fait qu’elle souffre plus ou des trucs comme ça.
Camille : Mais Sophie, c’est humain ! Tu as le droit d’être triste pour toi. Ta grand-mère, elle ne souffre plus maintenant.
Sophie : Oui, c’est vrai… Elle était si fatiguée ces derniers mois. Au fond, c’est peut-être mieux pour elle.
Camille : Exactement. Et puis, tu sais quoi ? Je suis sûre qu’elle aurait voulu que tu continues à vivre pleinement.
Sophie : *petit sourire* Elle me disait toujours : “Ma petite Sophie, profite de chaque moment, la vie passe si vite.”
Camille : Tu vois ! Elle avait raison. Et tous tes souvenirs avec elle, personne ne pourra te les enlever.
Sophie : C’est drôle, hier j’ai retrouvé ses vieilles recettes dans sa cuisine. Ça m’a fait pleurer et sourire en même temps.
Camille : Oh, ses fameux cookies aux pépites de chocolat ! Je m’en souviens encore.
Sophie : Oui ! Et ses tartes aux pommes… J’ai envie d’essayer de les refaire, tu sais.
Camille : Quelle bonne idée ! Et si tu veux de l’aide, n’hésite pas. On pourrait cuisiner ensemble.
Sophie : Ce serait chouette… Merci, Camille. Ça fait du bien de parler.
Camille : Je serai toujours là pour toi, tu le sais bien. Et si parfois tu as envie de pleurer, ou de crier, ou même de rire en pensant à elle…
Sophie : Oui, je sais. C’est juste que j’ai peur d’embêter les gens avec ma tristesse.
Camille : Mais non ! Les vrais amis sont là dans les bons et les mauvais moments. C’est ça, l’amitié.
Sophie : Tu as raison… Bon, je crois que je vais rentrer maintenant. Je me sens un peu mieux.
Camille : Parfait ! Et n’oublie pas : appelle-moi quand tu veux, même à 3h du matin si besoin.
Sophie : Merci du fond du cœur. À bientôt pour cette séance cuisine alors ?
Camille : Avec plaisir ! Prends soin de toi, ma belle.
Sophie : Toi aussi. Et encore merci… pour tout.
English translation
Sophie lost her grandmother a week ago. She meets her close friend Camille in a café to talk about this difficult time. It’s the first time she has left her home since the funeral.
DIALOGUE
Sophie : Hi Camille… Thanks for coming.
Camille : Oh my dear, of course! How are you feeling? You look exhausted.
Sophie : Uh… I don’t really know, actually. It’s strange, I feel like I’ve been in a fog for a week.
Camille : It’s normal, you know. Grief takes time. Your grandmother really was someone special to you.
Sophie : Yeah… *sigh* I miss her so much already. I still find myself wanting to call her to tell her about my day.
Camille : Ah, I understand… And the funeral, did it go well?
Sophie : Well, if you can call it that… There were a lot of people. But, well, my aunt Martine made a scene again.
Camille : Oh? What happened?
Sophie : She argued with Mom about the inheritance, can you imagine? During the funeral! I was so angry…
Camille : No! She actually did that? How insensitive!
Sophie : You bet! Mom was devastated. Besides, Grandma had been very clear in her will.
Camille : Here, take a tissue. And now, how are things with your mother?
Sophie : Thanks… Well, we’re supporting each other. Dad’s also been very present. But it’s hard, you know.
Camille : I can imagine… And at work, are they being understanding?
Sophie : Yes, fortunately. My boss gave me a few extra days. But honestly, I wonder if I’ll manage to concentrate.
Camille : Listen, don’t put too much pressure on yourself. Everyone grieves at their own pace.
Sophie : You’re right… It’s just that… um… I feel selfish sometimes.
Camille : Selfish? Why would you say that?
Sophie : Well, I’m mostly thinking about how much I’m going to miss her, you know? Not about the fact that she won’t be suffering anymore or things like that.
Camille : But Sophie, that’s only natural! You have every right to be sad for yourself. Your grandmother isn’t suffering anymore.
Sophie : Yes, that’s true… She was so tired over the past few months. Deep down, maybe it’s better for her.
Camille : Exactly. And you know what? I’m sure she would have wanted you to keep living life to the fullest.
Sophie : *small smile* She always used to tell me: “My little Sophie, enjoy every moment; life goes by so fast.”
Camille : See? She was right. And all your memories with her – no one can take those away from you.
Sophie : It’s funny, yesterday I found her old recipes in her kitchen. It made me cry and smile at the same time.
Camille : Oh, those famous chocolate chip cookies! I still remember them.
Sophie : Yes! And her apple tarts… I’d like to try making them again, you know.
Camille : What a great idea! And if you want any help, don’t hesitate. We could cook together.
Sophie : That would be lovely… Thank you, Camille. It feels good to talk.
Camille : I’ll always be there for you, you know that. And if sometimes you feel like crying, or shouting, or even laughing when you think of her…
Sophie : Yes, I know. It’s just that I’m afraid of bothering people with my sadness.
Camille : No, not at all! Real friends are there in good times and bad. That’s what friendship is.
Sophie : You’re right… Well, I think I’ll go home now. I feel a little better.
Camille : Perfect! And don’t forget: call me whenever you want, even at 3 a.m. if you need to.
Sophie : Thank you from the bottom of my heart. See you soon for that cooking session, then?
Camille : With pleasure! Take care, my dear.
Sophie : You too. And thank you again… for everything.