Sophie traverse une période difficile depuis plusieurs mois. Elle a perdu sa motivation au travail et se sent déconnectée de ses amis. Elle décide de se confier à Lucas, son meilleur ami depuis l’université, lors d’un café dans leur bistrot habituel. Lucas remarque que Sophie n’est plus la même personne qu’avant.
DIALOGUE
Lucas: Salut Sophie ! Ça fait plaisir de te voir ! Comment ça va ?
Sophie: Salut Lucas… Euh, ça va, ça va…
Lucas: Hm, j’ai l’impression que ça ne va pas si bien que ça. Tu as l’air… je sais pas, différente ces derniers temps.
Sophie: Ben… c’est compliqué. J’ai du mal à mettre des mots dessus, tu vois.
Lucas: Allez, dis-moi tout. On se connaît depuis quoi, dix ans maintenant ? Je vois bien que quelque chose te tracasse.
Sophie: *soupire* En fait, je crois que je suis complètement perdue. J’ai l’impression de tourner en rond dans ma vie.
Lucas: Ah bon ? Pourtant, professionnellement, tout se passe bien, non ?
Sophie: Justement ! C’est ça le problème. Sur le papier, tout va bien, mais moi… je me lève le matin et je me demande à quoi ça sert tout ça.
Lucas: Tu veux dire que ton boulot ne te plaît plus ?
Sophie: C’est plus que ça, Lucas. C’est comme si… comme si j’avais perdu le goût de vivre. Plus rien ne m’enthousiasme.
Lucas: Même nos soirées entre amis ? Tu as raté les trois dernières…
Sophie: Euh… ouais, je sais. C’est que… j’ai plus envie de voir du monde. Ça me demande un effort énorme.
Lucas: Sophie, ça m’inquiète ce que tu me dis là. Depuis quand tu ressens ça ?
Sophie: Depuis le début de l’année, je dirais. Au début, je pensais que c’était juste une petite baisse de moral, tu vois.
Lucas: Et maintenant ?
Sophie: Maintenant, j’ai peur que ce soit plus profond. J’ai même pensé à tout plaquer.
Lucas: Tout plaquer ? Ton travail ?
Sophie: Mon travail, mon appart, tout ! Partir ailleurs, recommencer à zéro.
Lucas: Attends, attends… Tu crois vraiment que fuir va résoudre le problème ?
Sophie: Je sais pas, mais rester ici, ça me bouffe de l’intérieur.
Lucas: Hein ? Mais Sophie, tu adores Paris ! Et puis, nous, tes amis, on compte pour du beurre ?
Sophie: Non, bien sûr que non ! Mais justement, j’ai l’impression de vous decevoir en permanence.
Lucas: Nous décevoir ? Mais pourquoi tu dis ça ?
Sophie: Ben, regardez-moi ! Je suis devenue chiante, je sors plus, je réponds plus au téléphone…
Lucas: Tiens, c’est vrai ça ! Samedi dernier, quand je t’ai appelée pour l’anniversaire de Claire…
Sophie: Ouais, j’ai vu que tu avais appelé. Désolée, j’avais pas la force de décrocher.
Lucas: Sophie, écoute-moi bien. Tu es en train de t’isoler, et c’est exactement ce qu’il faut pas faire.
Sophie: Mais Lucas, tu comprends pas ! J’ai plus rien à apporter aux autres. Je suis vide.
Lucas: N’importe quoi ! Tu es la personne la plus généreuse que je connaisse. Tu m’as aidé quand j’ai divorcé, tu te rappelles ?
Sophie: C’était différent à l’époque…
Lucas: Non, c’était toi ! La vraie Sophie. Elle est toujours là, tu sais.
Sophie: J’aimerais te croire, mais… *se met à pleurer* Excuse-moi, c’est ridicule.
Lucas: Hé, c’est pas ridicule du tout. Allez, viens là. *la prend dans ses bras*
Sophie: Merci Lucas. Ça fait du bien de pouvoir en parler enfin.
Lucas: Tu sais quoi ? Je pense que tu devrais peut-être voir quelqu’un, un professionnel.
Sophie: Un psy ? Euh… je sais pas si c’est mon truc.
Lucas: Sophie, tu as le droit d’être aidée. Et puis, moi, je serais toujours là pour toi, quoi qu’il arrive.
Sophie: Tu es un vrai ami, Lucas. Ça me redonne un peu d’espoir.
Lucas: C’est ça l’amitié, ma vieille ! Et maintenant, on va prendre le temps qu’il faut pour que tu retrouves ta joie de vivre.
Sophie: D’accord… mais promets-moi de ne pas lâcher l’affaire si je replonge.
Lucas: Promis ! Et la première chose qu’on va faire, c’est t’inscrire à ce cours de poterie dont tu rêvais.
Sophie: *sourire timide* Tu te souviens de ça ?
Lucas: Bien sûr ! Allez, on y va ensemble si tu veux. Ça nous fera une nouvelle activité !
Sophie: Tiens, pourquoi pas… Merci Lucas, vraiment.
Lucas: De rien ! C’est ça les vrais amis, on se serre les coudes dans les moments difficiles.
English translation
Sophie has been going through a difficult time for several months. She has lost her motivation at work and feels disconnected from her friends. She decides to confide in Lucas, her best friend since university, over a coffee at their usual bistro. Lucas notices that Sophie is no longer the same person as before.
DIALOGUE
Lucas: Hey Sophie! Great to see you! How are you?
Sophie: Hi Lucas… Um, I’m okay, I’m okay…
Lucas: Hm, I feel like you’re not doing so well. You seem… I don’t know, different lately.
Sophie: Well… it’s complicated. I’m struggling to put it into words, you know.
Lucas: Come on, tell me everything. We’ve known each other for, what, ten years now? I can tell something’s bothering you.
Sophie: *sighs* Actually, I think I’m completely lost. I feel like I’m going around in circles in my life.
Lucas: Oh really? But work-wise, everything’s going well, right?
Sophie: Exactly! That’s the problem. On paper everything’s fine, but me… I get up in the morning and I wonder what it’s all for.
Lucas: Do you mean you don’t enjoy your job anymore?
Sophie: It’s more than that, Lucas. It’s like… like I’ve lost my zest for life. Nothing excites me anymore.
Lucas: Even our evenings with friends? You missed the last three…
Sophie: Uh… yeah, I know. It’s just… I don’t feel like seeing people anymore. It takes a huge effort.
Lucas: Sophie, what you’re telling me worries me. How long have you been feeling like that?
Sophie: Since the beginning of the year, I’d say. At first I thought it was just a little dip in my mood, you know.
Lucas: And now?
Sophie: Now, I’m afraid it might be deeper. I’ve even thought about walking away from everything.
Lucas: Walk away from everything? Your job?
Sophie: My job, my apartment, everything! Move somewhere else, start over from scratch.
Lucas: Wait, wait… Do you really think running away will solve the problem?
Sophie: I don’t know, but staying here is eating me up inside.
Lucas: Huh? But Sophie, you love Paris! And what about us, your friends – do we count for nothing?
Sophie: No, of course not! But actually, I feel like I’m constantly letting you down.
Lucas: Disappoint us? Why would you say that?
Sophie: Well, look at me! I’ve become such a pain, I don’t go out anymore, I don’t answer my phone…
Lucas: Oh, that’s true! Last Saturday, when I called you about Claire’s birthday…
Sophie: Yeah, I saw you’d called. Sorry, I didn’t have the energy to pick up.
Lucas: Sophie, listen to me. You’re isolating yourself, and that’s exactly what you shouldn’t be doing.
Sophie: But Lucas, you don’t understand! I have nothing left to give to others. I’m empty.
Lucas: Nonsense! You’re the most generous person I know. You helped me when I got divorced, remember?
Sophie: It was different back then…
Lucas: No, it was you! The real Sophie. She’s still there, you know.
Sophie: I’d like to believe you, but… *starts crying* Sorry, it’s ridiculous.
Lucas: Hey, it’s not ridiculous at all. Come on, come here. *takes her in his arms*
Sophie: Thank you, Lucas. It feels good to finally be able to talk about it.
Lucas: You know what? I think maybe you should see someone, a professional.
Sophie: A therapist? Um… I’m not sure that’s my thing.
Lucas: You have every right to get help. And I’ll always be here for you, no matter what.
Sophie: You’re a true friend, Lucas. You give me a little hope.
Lucas: That’s what friends are for, old girl! And now, we’re going to take whatever time it takes for you to get your zest for life back.
Sophie: Okay… but promise me you won’t give up on me if I slip back.
Lucas: Promise! And the first thing we’re going to do is sign you up for that pottery class you’ve been dreaming about.
Sophie: *shy smile* Do you remember this?
Lucas: Of course! Come on, we’ll go together if you want. It’ll give us something new to do!
Sophie: Well, why not… Thanks, Lucas, really.
Lucas: You’re welcome! That’s what real friends are for – we stick together in tough times.