Summary: what is most valuable in this intercultural friendship

Après une année d’échange universitaire à Lyon, Kenji, un étudiant japonais, se retrouve avec sa colocataire française Léa dans leur appartement. C’est leur dernière soirée ensemble avant son retour au Japon. Ils font le bilan de cette expérience interculturelle qui les a profondément marqués tous les deux.

DIALOGUE


Léa : Alors Kenji, ça y est… demain tu reprends l’avion pour Tokyo. Je n’arrive toujours pas à y croire !
Kenji : Moi non plus, euh… Cette année est passée tellement vite. Tu sais, quand je suis arrivé, j’étais mort de trouille à l’idée de vivre avec une Française.
Léa : Ah bon ? Pourquoi donc ? Tu avais peur que je sois désagréable ?
Kenji : Ben, pas exactement… C’est plutôt que j’avais plein de clichés en tête. Je pensais que vous étiez tous arrogants, que vous parliez super vite, que vous étiez obsédés par la mode…
Léa : *riant* Obsédés par la mode ? Toi qui m’as vue en pyjama à midi pendant les vacances !
Kenji : Justement ! C’est ça qui m’a le plus surpris. Ta simplicité, ton côté naturel. Au Japon, on fait très attention aux apparences, tu vois.
Léa : Et moi, je dois avouer que j’avais mes propres préjugés. Je m’attendais à ce que tu sois hyper discret, que tu ne parles jamais de tes sentiments…
Kenji : Euh, ben… c’est pas complètement faux, hein ! *souriant* Ça m’a pris du temps pour m’ouvrir.
Léa : Mais justement ! Tu te souviens de cette soirée où tu as pleuré en regardant “Amélie Poulain” ?
Kenji : Oh là là, n’en parlons pas ! J’étais tellement gêné… Chez nous, on ne montre pas ses émotions comme ça devant les autres.
Léa : Mais c’était beau ! Moi, ça m’a touchée de voir que tu pouvais être si sensible. Et puis, ton français s’est vachement amélioré ce soir-là !
Kenji : Tiens, c’est vrai ! Quand on est émus, on parle plus facilement, non ? D’ailleurs, merci de m’avoir supporté avec mes fautes…
Léa : Supporté ? Mais tu rigoles ! Tes petites erreurs étaient adorables. Et puis, tu m’as appris tellement de choses sur le Japon !
Kenji : Comme quoi, par exemple ?
Léa : Ben, l’art de prendre son temps, déjà. Cette façon que vous avez de faire les choses avec attention, sans vous presser…
Kenji : Le concept d'”omotenashi” – l’hospitalité à la japonaise. Mais toi aussi, tu m’as montré d’autres valeurs…
Léa : Ah oui ? Lesquelles ?
Kenji : Euh… comment dire… Cette liberté de parole que vous avez. Cette capacité à débattre, à ne pas être d’accord sans que ce soit dramatique.
Léa : *perplexe* Tu trouves qu’on se dispute beaucoup ?
Kenji : Non, non ! Ce n’est pas péjoratif. C’est juste que chez nous, on évite les conflits. Mais vous, vous exprimez vos opinions directement.
Léa : Et ça ne te dérangeait pas quand je critiquais tes séries d’animation ?
Kenji : *riant* Au début, si ! Je pensais que tu ne m’aimais pas. Mais j’ai compris que c’était votre façon d’être authentiques.
Léa : Exactement ! Et moi, j’ai appris à apprécier ton côté réfléchi. Tu ne réponds jamais à la légère, toi.
Kenji : Peut-être trop même… Bon, mais dis-moi, qu’est-ce qui t’a le plus marquée dans notre cohabitation ?
Léa : Hmm… *réfléchissant* Je dirais nos soirées cuisine ! Quand on mélangeait la gastronomie française et japonaise.
Kenji : Ah oui ! Nos fameux “ramen au roquefort” ! Une catastrophe culinaire, mais qu’est-ce qu’on a ri !
Léa : Et tes parents qui ont goûté par Skype ! Ils étaient horrifiés, les pauvres.
Kenji : *gêné* Euh, oui… D’ailleurs, ils aimeraient te rencontrer quand tu viendras au Japon.
Léa : Vraiment ? Ils ne sont pas contre le fait que tu aies une amie étrangère ?
Kenji : Au contraire ! Ils trouvent que j’ai changé, que je suis plus ouvert. Ma mère dit que j’ai l’air plus heureux.
Léa : C’est chouette ! Et c’est vrai que tu as changé. Tu te souviens de ton premier dîner avec mes potes ?
Kenji : Oh là là, quel stress ! Ils parlaient tous en même temps, ils m’interrompaient…
Léa : Et maintenant, tu leur tiens tête ! Thomas n’en revient toujours pas de ta transformation.
Kenji : Ben, j’ai compris qu’il fallait que je m’impose un peu. Mais bon, ça me demande encore des efforts.
Léa : L’important, c’est que tu restes toi-même. C’est ça qui est précieux dans notre amitié, non ?
Kenji : Comment ça ?
Léa : Ben, on n’a pas essayé de devenir pareils. On a gardé nos différences, mais on a appris à les apprécier.
Kenji : Tu as raison. Moi, je pense que le plus beau cadeau de cette année, c’est d’avoir découvert qu’on peut être proches malgré nos cultures différentes.
Léa : Voire grâce à elles ! Nos différences nous ont enrichis mutuellement, tu ne crois pas ?
Kenji : Absolument. Et puis, on a créé notre propre culture, notre façon à nous de vivre ensemble.
Léa : Nos petits rituels du dimanche, nos expressions bizarres…
Kenji : *ému* Tu vas me manquer, Léa. Cette amitié, c’est vraiment ce que j’emporte de plus précieux en rentrant.
Léa : *émue aussi* Allez, ne me fais pas pleurer ! De toute façon, dans six mois, je débarque à Tokyo !
Kenji : Et moi, je t’apprendrai à manger avec des baguettes comme il faut !
Léa : *riant* Marché conclu ! À nous la suite de l’aventure interculturelle !

English translation

After a year on a university exchange in Lyon, Kenji, a Japanese student, finds himself with his French flatmate Léa in their apartment. It’s their last evening together before his return to Japan. They take stock of this intercultural experience that has left a deep impression on them both.
Please provide the French dialogue you would like translated.
Léa : So Kenji, it’s really happening… tomorrow you’re flying back to Tokyo. I still can’t believe it!
Kenji : Me neither, uh… This year went by so fast. You know, when I arrived, I was scared to death at the thought of living with a French woman.
Léa : Oh really? Why’s that? Were you afraid I’d be unpleasant?
Kenji : Well, not exactly… It was more that I had lots of stereotypes in my head. I thought you were all arrogant, that you spoke really fast, that you were obsessed with fashion…
Léa : *laughing* Obsessed with fashion? You who saw me in my pajamas at noon during the holidays!
Kenji : Exactly! That’s what surprised me the most: your simplicity, how natural you are. In Japan, we pay a lot of attention to appearances, you know.
Léa : And I have to admit I had my own prejudices. I expected you to be super reserved, that you’d never talk about your feelings…
Kenji : Uh, well… that’s not completely wrong, huh! *smiling* It took me a while to open up.
Léa : Exactly! Do you remember that evening when you cried while watching “Amélie Poulain”?
Kenji : Oh dear, let’s not talk about it! I was so embarrassed… In Japan, we don’t show our emotions like that in front of others.
Léa : But it was beautiful! It really touched me to see that you could be so sensitive. And your French improved a lot that evening!
Kenji : Oh, that’s true! When we’re moved, we speak more easily, don’t we? By the way, thanks for putting up with my mistakes…
Léa : Put up with? Are you kidding! Your little mistakes were adorable. And besides, you taught me so much about Japan!
Kenji : Like what, for example?
Léa : Well, the art of taking your time, for one. That way you have of doing things carefully, without rushing…
Kenji : The concept of “omotenashi” – Japanese-style hospitality. But you also showed me other values…
Léa : Oh really? Which ones?
Kenji : Uh… how to put it… That freedom to speak your mind you have. That ability to debate, to disagree without it being dramatic.
Léa : *puzzled* Do you think we argue a lot?
Kenji : No, no! It’s not pejorative. It’s just that back home we avoid conflicts. But you, you express your opinions directly.
Léa : And didn’t it bother you when I criticized your animated series?
Kenji : *laughing* At first, yes! I thought you didn’t like me. But I realized it was your way of being authentic.
Léa : Exactly! And I’ve learned to appreciate your thoughtful side. You never answer lightly.
Kenji : Maybe even too much… Well, tell me, what stood out to you most about our living together?
Léa : Hmm… *thinking* I’d say our cooking nights! When we mixed French and Japanese cuisine.
Kenji : Oh yes! Our famous “Roquefort ramen”! A culinary disaster, but how we laughed!
Léa : And your parents who tried it over Skype! They were horrified, poor things.
Kenji : *embarrassed* Uh, yes… By the way, they’d like to meet you when you come to Japan.
Léa : Really? They’re not opposed to you having a foreign girlfriend?
Kenji : On the contrary! They think I’ve changed, that I’m more open. My mother says I seem happier.
Léa : That’s great! And it’s true that you’ve changed. Do you remember your first dinner with my friends?
Kenji : Oh man, that was so stressful! They were all talking at once, interrupting me…
Léa : And now you’re standing up to them! Thomas still can’t believe how much you’ve changed.
Kenji : Well, I know I have to assert myself a bit. But it still takes effort.
Léa : What matters is that you stay yourself. That’s what’s precious about our friendship, isn’t it?
Kenji : What do you mean?
Léa : Well, we didn’t try to become the same. We kept our differences, but we learned to appreciate them.
Kenji : You’re right. I think the best gift this year was discovering that we can be close despite our different cultures.
Léa : Even thanks to them! Our differences have enriched us both, don’t you think?
Kenji : Absolutely. And besides, we’ve created our own culture, our own way of living together.
Léa : Our little Sunday rituals, our quirky expressions…
Kenji : *moved* I’ll miss you, Léa. This friendship is truly the most precious thing I’m taking home with me.
Léa : *moved too* Come on, don’t make me cry! Anyway, in six months, I’m coming to Tokyo!
Kenji : And I’ll teach you how to use chopsticks properly!
Léa : *laughing* Deal! Here’s to the next chapter of our intercultural adventure!