Marie, consultante française en ressources humaines, discute avec Klaus, son collègue allemand, et Yuki, leur collègue japonaise, lors d’une pause café dans leur entreprise internationale. Ils comparent les différentes approches du work-life balance dans leurs pays respectifs, suite à une réunion sur les nouvelles politiques de l’entreprise.
DIALOGUE
Marie : Alors, qu’est-ce que vous pensez de cette nouvelle politique sur les heures de travail ? Franchement, moi je trouve que c’est un bon début.
Klaus : Euh… comment dire ? En Allemagne, on a déjà ce genre de mesures depuis longtemps. Le droit à la déconnexion, par exemple.
Yuki : Ah bon ? Chez nous au Japon, c’est… comment dit-on… un concept encore assez nouveau. Le work-life balance, hein.
Marie : Tiens, c’est intéressant ! Klaus, tu peux nous expliquer comment ça marche chez vous ?
Klaus : Ben, déjà, on a des horaires assez fixes. En général, on commence tôt – vers 7h30 ou 8h – mais on finit aussi plus tôt. Et surtout, quand c’est fini, c’est fini ! Pas d’emails après 18h.
Yuki : Waou ! C’est impressionnant. Au Japon, euh… disons que c’est l’inverse. On a même un mot pour ça : “karoshi” – mourir de surmenage.
Marie : Zut alors ! C’est si grave que ça ?
Yuki : Malheureusement oui. Mais ça change doucement. Les jeunes générations, elles veulent plus d’équilibre. Moi, par exemple, avant de venir en France, je travaillais facilement 60 heures par semaine.
Klaus : Soixante heures ? Mais c’est de la folie ! Chez nous, c’est maximum 40 heures, et encore…
Marie : En France, c’est pareil… enfin, sur le papier. Parce que bon, entre les 35 heures officielles et la réalité…
Yuki : Ah, les fameuses 35 heures ! J’en entends souvent parler. Comment ça se passe concrètement ?
Marie : Ben, c’est compliqué. Théoriquement, on travaille 35 heures, mais avec les heures sup’, les cadres qui ne comptent pas leurs heures… Au final, on tourne plutôt autour de 40-45 heures.
Klaus : Mais vous avez vos fameux RTT, non ? Les jours de récupération ?
Marie : Chouette alors, oui ! C’est vrai qu’on a plus de congés que beaucoup d’autres pays. Cinq semaines minimum, plus les RTT, les jours fériés…
Yuki : Vous avez de la chance ! Au Japon, on a théoriquement droit à des congés, mais… euh… c’est mal vu de les prendre. Il y a une pression sociale énorme.
Klaus : Comment ça, mal vu ?
Yuki : Ben, si tu prends tes vacances, tes collègues pensent que tu n’es pas assez dévoué à l’entreprise. C’est culturel, hein. On dit que l’intérêt du groupe passe avant l’individu.
Marie : Mais attends, ça change pas un peu avec le télétravail ? Depuis le Covid, tout le monde s’y est mis.
Yuki : Justement ! C’est là que ça devient compliqué. Le télétravail au Japon, ça a été un choc culturel. Comment surveiller si les employés travaillent vraiment ?
Klaus : Ah, la confiance ! C’est tout le problème. En Allemagne, on fait confiance aux gens. Résultats plutôt que présence.
Marie : Oui, mais bon, le télétravail, c’est à double tranchant, non ? Moi, je connais des gens qui bossent encore plus depuis chez eux.
Yuki : Exactement ! La frontière entre vie privée et professionnelle, elle disparaît complètement.
Klaus : C’est pour ça que chez nous, on insiste sur les horaires. Même en télétravail, pas d’appels après 17h30.
Marie : Tiens, mais j’y pense… Klaus, c’est vrai que vous fermez tout le dimanche en Allemagne ?
Klaus : Pratiquement tout, oui. C’est la “Sonntagsruhe” – le repos dominical. Même les magasins sont fermés.
Yuki : Waou ! Au Japon, les magasins sont ouverts 24h/24, 7 jours sur 7. Les employés font des rotations, mais bon…
Marie : Et pour les enfants ? Comment vous gérez la vie de famille ?
Klaus : Ah, c’est un point faible chez nous. Les crèches ferment tôt, les écoles aussi. C’est difficile pour les mères qui travaillent.
Yuki : Pareil au Japon ! Beaucoup de femmes arrêtent de travailler après le premier enfant. C’est un gâchis, franchement.
Marie : En France, on a de la chance avec les crèches et l’école gratuite. Mais bon, concilier boulot et famille, c’est jamais évident.
Klaus : Au fait, cette histoire de “droit à la déconnexion” dans notre boîte, vous pensez que ça va marcher ?
Marie : Euh… j’ai des doutes. Hier encore, j’ai reçu un mail de mon chef à 22h !
Yuki : Ah bon ? Moi, je trouve que les mentalités changent quand même. Les jeunes managers sont plus ouverts.
Klaus : Peut-être, mais il faut du temps. Changer une culture d’entreprise, c’est pas facile.
Marie : En tout cas, cette discussion m’a fait réfléchir ! On devrait peut-être organiser un atelier interculturel sur ce sujet ?
Yuki : Bonne idée ! Ça pourrait aider tout le monde à mieux comprendre les différences.
Klaus : Chouette ! Et qui sait, on arrivera peut-être à trouver le bon équilibre pour notre équipe internationale.
Marie : Allez, on s’y remet ? Cette pause était vraiment enrichissante !
Yuki : Oui, et on pratique ce qu’on prêche : pas d’emails après 18h aujourd’hui !
Klaus : Marché conclu ! À tout à l’heure les filles.
English translation
Marie, a French human resources consultant, talks with Klaus, her German colleague, and Yuki, their Japanese colleague, during a coffee break at their international company. They compare the different approaches to work-life balance in their respective countries, following a meeting about the company’s new policies.
I don’t see any French dialogue to translate. Please paste the French text you’d like translated, and I’ll translate it into English.
Marie : So, what do you think of this new policy on working hours? Honestly, I think it’s a good start.
Klaus : Uh… how to put it? In Germany, we’ve had measures like this for a long time. The right to disconnect, for example.
Yuki : Oh really? Here in Japan, it’s… how do you say… still a fairly new concept. Work-life balance, huh.
Marie : That’s interesting! Klaus, can you explain to us how it works over there?
Klaus : Well, first of all, we have fairly fixed hours. Usually we start early – around 7:30 or 8 – but we also finish earlier. And above all, when it’s over, it’s over! No emails after 6 p.m.
Yuki : Wow! That’s impressive. In Japan, uh… let’s say it’s the opposite. We even have a word for that: “karoshi” – death from overwork.
Marie : Goodness! Is it really that bad?
Yuki : Unfortunately, yes. But it’s changing slowly. Younger generations want more balance. For example, before I came to France, I was easily working 60 hours a week.
Klaus : Sixty hours? That’s insane! Here it’s a maximum of 40 hours, and even that’s pushing it…
Marie : In France, it’s the same… well, on paper. Because, well, between the official 35-hour workweek and reality…
Yuki : Ah, the famous 35-hour week! I hear about it a lot. How does it work in practice?
Marie : Well, it’s complicated. Theoretically, we work 35 hours, but with overtime, managers who don’t count their hours… In the end, we end up around 40-45 hours.
Klaus : But you have your famous RTT, don’t you? The days off in lieu?
Marie : Great, yes! It’s true that we have more time off than many other countries. Five weeks minimum, plus RTT, public holidays…
Yuki : You’re lucky! In Japan, we’re theoretically entitled to time off, but… uh… it’s frowned upon to take it. There’s enormous social pressure.
Klaus : What do you mean, frowned upon?
Yuki : Well, if you take your time off, your colleagues think you’re not dedicated enough to the company. It’s cultural, you know. People say the group’s interest comes before the individual’s.
Marie : But wait, hasn’t that changed things a bit with remote work? Since COVID, everyone’s started doing it.
Yuki : Exactly! That’s where it gets complicated. Remote work in Japan was a cultural shock. How do you monitor whether employees are actually working?
Klaus : Ah, trust! That’s the whole problem. In Germany, we trust people. Results rather than presence.
Marie : Yes, but remote work is a double-edged sword, isn’t it? I know people who work even more from home.
Yuki : Exactly! The boundary between personal and professional life disappears completely.
Klaus : That’s why we insist on set hours. Even when working remotely, no calls after 5:30 p.m.
Marie : Oh, now that I think about it… Klaus, is it true that everything is closed on Sundays in Germany?
Klaus : Practically everything, yes. It’s the “Sonntagsruhe” – the Sunday rest. Even the shops are closed.
Yuki : Wow! In Japan, shops are open 24/7. Employees work in shifts, but oh well…
Marie : And what about the children? How do you manage family life?
Klaus : Ah, that’s a weak point for us. Daycare centers close early, and schools too. It’s difficult for working mothers.
Yuki : Same in Japan! Many women stop working after their first child. It’s a waste, honestly.
Marie : In France, we’re lucky with daycare and free schooling. But still, balancing work and family is never easy.
Klaus : By the way, this “right to disconnect” thing at our company – do you think it’s going to work?
Marie : Uh… I have my doubts. Just yesterday, I received an email from my boss at 10 p.m.!
Yuki : Oh really? I think attitudes are changing, though. Young managers are more open-minded.
Klaus : Maybe, but it takes time. Changing a company culture isn’t easy.
Marie : In any case, this discussion got me thinking! Maybe we should organize an intercultural workshop on this topic?
Yuki : Good idea! It could help everyone better understand the differences.
Klaus : Great! And who knows, maybe we’ll manage to find the right balance for our international team.
Marie : Alright, shall we get back to it? That break was really enriching!
Yuki : Yes, and we’re practicing what we preach: no emails after 6 p.m. today!
Klaus : Deal! See you in a bit, girls.