Dialogue about whether to financially help adult children in retirement

Pierre et Monique Dubois, tous deux âgés de 68 ans, discutent dans leur salon de leur situation financière depuis qu’ils sont à la retraite. Leur fils Thomas, 35 ans, traverse une période difficile et leur a récemment demandé une aide financière. Ce sujet délicat divise le couple qui doit prendre une décision.

DIALOGUE


Pierre: Bon, Monique, il faut qu’on parle sérieusement de cette demande de Thomas…
Monique: Écoute Pierre, notre fils a vraiment besoin de nous en ce moment. Il vient de perdre son travail et…
Pierre: Oui, je sais bien, mais enfin ! Il a 35 ans, hein ! À son âge, on se débrouillait tout seuls, nous !
Monique: Oh là là, tu exagères ! Les temps ont changé, mon chéri. Le marché du travail n’est plus le même qu’avant.
Pierre: Peut-être, mais euh… on a travaillé dur toute notre vie pour avoir cette retraite tranquille. Et maintenant, il faudrait qu’on se serre la ceinture ?
Monique: Il ne s’agit pas de se serrer la ceinture ! Thomas nous demande juste 800 euros pour passer le cap de ces deux mois difficiles.
Pierre: Juste 800 euros ? Tu te rends compte de ce que ça représente sur notre pension ?
Monique: Ben oui, mais c’est notre fils ! On ne va quand même pas le laisser tomber !
Pierre: Ah bon ? Et ses économies alors ? Qu’est-ce qu’il en a fait ?
Monique: Pierre ! Tu sais très bien qu’il a dû puiser dedans quand sa femme est tombée malade l’année dernière.
Pierre: Mouais… Et sa belle-famille ? Ils ne peuvent pas l’aider, eux ?
Monique: Tiens, tu me déçois ! Les parents de Sophie ont déjà beaucoup aidé pour les frais médicaux.
Pierre: Euh, d’accord, mais… Et si on lui prête plutôt ? Comme ça, il nous rembourse quand il retrouve du boulot.
Monique: Oh, Pierre ! Tu voudrais que notre propre fils nous signe un papier ?
Pierre: Pourquoi pas ? Ça responsabilise ! Et puis, ça évite les malentendus en famille.
Monique: Écoute-moi bien… Si on commence à traiter nos enfants comme des étrangers, où va-t-on ?
Pierre: Bon, bon… Mais alors, combien on peut se permettre de donner ? Parce que moi, j’ai regardé nos comptes hier soir…
Monique: Ah ? Et alors ?
Pierre: Ben, on a eu des frais imprévus ce mois-ci. La réparation de la voiture, les médicaments que la Sécu ne rembourse pas…
Monique: Zut ! C’est vrai, j’avais oublié… Ça fait combien en tout ?
Pierre: Environ 600 euros de plus que d’habitude.
Monique: Mince alors ! Mais on peut quand même l’aider un peu, non ?
Pierre: Euh, peut-être 400 euros ? Mais pas plus, hein !
Monique: Bon… c’est mieux que rien. Mais ça ne va pas suffire pour Thomas.
Pierre: Attends ! Et si on appelait sa sœur ? Marine gagne bien sa vie maintenant.
Monique: Tu crois qu’elle accepterait de participer ?
Pierre: On peut toujours demander ! Après tout, c’est son frère.
Monique: Oui, mais elle vient d’acheter son appartement… Elle doit avoir des crédits à rembourser.
Pierre: C’est vrai… Ah, c’est compliqué tout ça !
Monique: Tu sais quoi ? On devrait peut-être discuter tous ensemble, en famille.
Pierre: Bonne idée ! Comme ça, on voit ce que chacun peut faire.
Monique: Et puis, Thomas pourra nous expliquer exactement sa situation financière.
Pierre: Ouais… Parce que entre nous, j’aimerais bien comprendre comment il s’en sort d’habitude.
Monique: Pierre ! Ne sois pas indiscret !
Pierre: Mais enfin, Monique ! Si on l’aide, on a le droit de savoir, non ?
Monique: Euh… oui, tu n’as pas tort. Bon, j’appelle les enfants pour organiser un repas dimanche ?
Pierre: D’accord. Et en attendant, on ne dit rien à Thomas pour l’argent ?
Monique: Si, on peut lui dire qu’on réfléchit et qu’on en reparlera dimanche.
Pierre: Parfait ! Au moins, il saura qu’on ne l’abandonne pas.
Monique: Voilà ! Et puis, ça nous donnera le temps de bien réfléchir à tout ça.
Pierre: Chouette ! Bon, je vais lui passer un coup de fil alors.
Monique: Vas-y, mon chéri. Et sois gentil avec lui, hein ?
Pierre: Mais bien sûr ! C’est mon fils après tout !

English translation

Pierre and Monique Dubois, both 68, are discussing in their living room their financial situation now that they are retired. Their son Thomas, 35, is going through a difficult period and recently asked them for financial assistance. This delicate matter divides the couple, who must make a decision.
Please paste the French dialogue you would like translated.
Pierre: Well, Monique, we need to talk seriously about this request from Thomas…
Monique: Listen, Pierre, our son really needs us right now. He has just lost his job and…
Pierre: Yes, I know that, but come on! He’s 35, you know! At his age we managed on our own!
Monique: Oh come on, you’re exaggerating! Times have changed, my darling. The job market isn’t what it used to be.
Pierre: Maybe, but uh… we’ve worked hard our whole lives to have this peaceful retirement. And now we’d have to tighten our belts?
Monique: It’s not about tightening our belts! Thomas is only asking us for 800 euros to get through these two difficult months.
Pierre: Only 800 euros? Do you realize what that would mean for our pension?
Monique: Well yes, but he’s our son! We’re not going to let him down!
Pierre: Oh really? And what about his savings? What did he do with them?
Monique: Pierre! You know very well that he had to dip into it when his wife fell ill last year.
Pierre: Mmm… And his in-laws? Can’t they help him?
Monique: Well, you’re disappointing me! Sophie’s parents have already helped a lot with the medical expenses.
Pierre: Uh, okay, but… What if we lend it to him instead? That way he’ll pay us back when he finds a job.
Monique: Oh, Pierre! You want our own son to sign a paper for us?
Pierre: Why not? It teaches him responsibility! And besides, it prevents misunderstandings within the family.
Monique: Listen to me… If we start treating our children like strangers, where will we end up?
Pierre: Okay, okay… But then, how much can we afford to give? Because I looked at our accounts last night…
Monique: Oh? So what?
Pierre: Well, we’ve had unexpected expenses this month. The car repair, the medicines that aren’t covered by Social Security…
Monique: Darn! That’s right, I forgot… How much is it all together?
Pierre: About €600 more than usual.
Monique: Good grief! But we can still help them a little, can’t we?
Pierre: Uh, maybe €400? But not more, okay!
Monique: Well… it’s better than nothing. But it won’t be enough for Thomas.
Pierre: Wait! What if we called his sister? Marine is doing well financially now.
Monique: Do you think she’d agree to chip in?
Pierre: We can always ask! After all, he’s her brother.
Monique: Yes, but she just bought her apartment… She must have loans to repay.
Pierre: That’s true… Ah, it’s all so complicated!
Monique: You know what? Maybe we should all talk together, as a family.
Pierre: Good idea! That way we’ll see what each of us can do.
Monique: Besides, Thomas can explain his exact financial situation to us.
Pierre: Yeah… Because, between us, I’d like to understand how he usually gets by.
Monique: Pierre! Don’t be nosy!
Pierre: Oh, come on, Monique! If we help him, we have the right to know, don’t we?
Monique: Uh… yes, you’re not wrong. Okay, shall I call the kids to organize a meal on Sunday?
Pierre: Okay. And in the meantime, we don’t tell Thomas about the money?
Monique: Yes, we can tell him that we’re thinking it over and that we’ll talk about it again on Sunday.
Pierre: Perfect! At least he’ll know we’re not abandoning him.
Monique: There! And that will give us time to really think this all through.
Pierre: Great! Okay, I’ll give him a call then.
Monique: Go on, darling. And be nice to him, okay?
Pierre: But of course! He’s my son, after all!