Cette scène se déroule au bureau du service clientèle de la RATP (transport parisien). Madame Dubois, une voyageuse d’une cinquantaine d’années, vient déposer une plainte concernant le comportement agressif d’un passager dans le métro. Elle s’adresse à Monsieur Leroux, employé du service clientèle, qui va l’aider à rédiger sa réclamation officielle.
DIALOGUE
Mme Dubois : Bonjour monsieur, j’aimerais porter plainte pour un incident qui s’est produit ce matin dans le métro.
M. Leroux : Bonjour madame. Je vous écoute. De quel type d’incident s’agit-il exactement ?
Mme Dubois : Eh bien, j’étais dans la rame de la ligne 9, vers 8h30, et il y avait un homme qui s’est montré extrêmement agressif envers moi et d’autres voyageurs.
M. Leroux : D’accord. Pouvez-vous me décrire précisément ce qui s’est passé ? Et euh… avez-vous été blessée ?
Mme Dubois : Non, heureusement pas physiquement, mais j’ai eu très peur ! Cet homme criait après tout le monde, il bousculait les gens…
M. Leroux : Je comprends votre émotion. Prenez votre temps. À quelle station êtes-vous montée ?
Mme Dubois : À République. Ben, au début, tout allait bien. Mais vers Châtelet, cet homme a commencé à s’énerver parce qu’on le bousculait, vous savez, aux heures de pointe…
M. Leroux : Hm-hm, je vois. Et comment a-t-il réagi exactement ?
Mme Dubois : Il s’est mis à hurler : “Vous me cassez les pieds ! Poussez-vous !” Et puis il a commencé à pousser une dame âgée très violemment.
M. Leroux : Ah, c’est effectivement grave. D’autres personnes ont-elles été témoins de la scène ?
Mme Dubois : Oui, bien sûr ! Tout le wagon l’a vu. Un jeune homme a même essayé de le calmer, mais ça n’a fait qu’empirer les choses.
M. Leroux : Qu’est-ce qui s’est passé ensuite ?
Mme Dubois : L’agresseur s’est retourné contre ce jeune homme en criant : “Mêle-toi de tes affaires !” Et là, j’ai cru qu’il allait le frapper !
M. Leroux : Mon dieu… Et personne n’a alerté les agents de sécurité ?
Mme Dubois : Justement ! C’est là que ça se complique. Quelqu’un a appuyé sur le signal d’alarme, et le métro s’est arrêté entre deux stations.
M. Leroux : Ah bon ? Et combien de temps êtes-vous restés bloqués ?
Mme Dubois : Une bonne vingtaine de minutes ! Et devinez quoi ? L’homme agressif était encore plus énervé à cause du retard !
M. Leroux : Zut alors… Ça a dû être très pénible pour tous les voyageurs. Pouvez-vous me décrire cet individu ?
Mme Dubois : Euh… la quarantaine, assez grand, brun, il portait une veste en cuir noire. Et il avait une sacoche en bandoulière.
M. Leroux : Parfait. Quand les agents sont-ils finalement intervenus ?
Mme Dubois : Ben, c’est le problème ! Quand la rame est repartie et qu’on est arrivés à Châtelet, il n’y avait personne pour nous accueillir !
M. Leroux : Comment ça, personne ? Les agents n’étaient pas là ?
Mme Dubois : Si, si, mais ils étaient occupés avec un autre incident. Et pendant ce temps-là, notre agresseur en a profité pour filer !
M. Leroux : Ah, je vois le problème. C’est effectivement fâcheux. Avez-vous pu noter l’heure exacte de l’incident ?
Mme Dubois : Oui, j’ai regardé ma montre : c’était exactement 8h47 quand le métro s’est arrêté.
M. Leroux : Très bien. Et la dame âgée qui a été bousculée, comment allait-elle ?
Mme Dubois : La pauvre ! Elle était toute tremblante. D’autres voyageurs l’ont aidée et l’ont fait asseoir.
M. Leroux : Hm… Avez-vous ses coordonnées ? Son témoignage pourrait être utile.
Mme Dubois : Non, malheureusement. Avec tout ce remue-ménage, je n’ai pas pensé à lui demander. Quelle idiote je fais !
M. Leroux : Mais non, ne vous reprochez rien ! Dans ces situations stressantes, c’est tout à fait normal. Et le jeune homme qui est intervenu ?
Mme Dubois : Pareil, je ne l’ai pas revu après l’arrêt du train. Tout le monde était dispersé… Tiens, mais il y a sûrement des caméras de surveillance, non ?
M. Leroux : Effectivement ! C’est une excellente remarque. Je vais faire une demande pour récupérer les images de surveillance.
Mme Dubois : Ah, parfait ! Parce que franchement, ce genre de comportement ne peut pas rester impuni !
M. Leroux : Je suis entièrement d’accord avec vous. Bon, je vais rédiger votre plainte. Pouvez-vous me donner vos coordonnées complètes ?
Mme Dubois : Bien sûr. Madame Dubois, Sylvie. J’habite au 23 rue des Martyrs, dans le 9ème arrondissement.
M. Leroux : Parfait. Et votre numéro de téléphone ?
Mme Dubois : 06 78 45 32 19. Vous pensez que ma plainte aboutira ?
M. Leroux : Nous allons tout mettre en œuvre, madame. Avec les images de surveillance et votre témoignage détaillé, on a de bonnes chances.
Mme Dubois : J’espère bien ! Parce que j’ai payé ma carte Navigo pour voyager en sécurité, moi !
M. Leroux : Vous avez parfaitement raison. Je vous remets un récépissé de votre plainte. Vous recevrez une réponse sous quinze jours.
Mme Dubois : Merci beaucoup, monsieur. Vous avez été très professionnel.
M. Leroux : Je vous en prie, madame. Et surtout, n’hésitez pas à nous recontacter si vous avez d’autres informations.
Mme Dubois : Entendu. Au revoir et bonne journée !
M. Leroux : Au revoir madame Dubois, et bon courage !
English translation
This scene takes place at the customer service office of the RATP (Parisian transport). Mrs. Dubois, a traveler in her fifties, comes to file a complaint about the aggressive behavior of a passenger on the metro. She speaks to Mr. Leroux, a customer service employee, who will help her draft her official complaint.
DIALOGUE
Mrs. Dubois : Good morning, sir, I would like to file a complaint about an incident that occurred this morning on the metro.
M. Leroux : Good morning, madam. I’m listening. What kind of incident is it exactly?
Mrs. Dubois : Well, I was on the Line 9 train at about 8:30 a.m., and there was a man who was extremely aggressive towards me and other passengers.
M. Leroux : All right. Could you describe exactly what happened? And, uh… were you injured?
Mrs. Dubois : No, fortunately not physically, but I was very frightened! That man was shouting at everyone and pushing people…
M. Leroux : I understand how upset you are. Take your time. At which station did you board?
Mrs. Dubois : At République. Well, at first everything was fine. But around Châtelet, this man began to get angry because people were jostling him, you know, at rush hour…
M. Leroux : Hm-hm, I see. And how did he react exactly?
Mrs. Dubois : He started shouting, “You’re getting on my nerves! Get out of my way!” And then he began pushing an elderly lady very violently.
M. Leroux : Ah, that’s indeed serious. Were there any other witnesses?
Mrs. Dubois : Yes, of course! The whole carriage saw it. A young man even tried to calm him down, but it only made things worse.
M. Leroux : What happened next?
Mrs. Dubois : The attacker turned on that young man, shouting, “Mind your own business!” And then I thought he was going to hit him!
M. Leroux : My God… And didn’t anyone alert the security guards?
Mrs. Dubois : Exactly! That’s where it gets complicated. Someone pressed the emergency alarm, and the subway stopped between two stations.
M. Leroux : Oh? And how long were you stuck?
Mrs. Dubois : A good twenty minutes! And guess what? The aggressive man was even angrier because of the delay!
M. Leroux : Oh dear… That must have been very distressing for all the passengers. Can you describe that individual?
Mrs. Dubois : Uh… in his forties, fairly tall, dark-haired, he was wearing a black leather jacket. And he had a shoulder bag slung across his body.
M. Leroux : Perfect. When did the officers finally intervene?
Mrs. Dubois : Well, that’s the problem! When the train started moving again and we arrived at Châtelet, there was no one there to meet us!
M. Leroux : What do you mean, nobody? The officers weren’t there?
Mrs. Dubois : Yes, yes, but they were busy with another incident. And in the meantime our assailant slipped away!
M. Leroux : Ah, I see the problem. That’s indeed unfortunate. Were you able to note the exact time of the incident?
Mrs. Dubois : Yes, I looked at my watch: it was exactly 8:47 when the train stopped.
M. Leroux : Very well. And the elderly lady who was jostled, how was she doing?
Mrs. Dubois : Poor thing! She was trembling all over. Other passengers helped her and got her to sit down.
M. Leroux : Hm… Do you have her contact details? Her testimony could be useful.
Mrs. Dubois : No, unfortunately. With all this commotion, I didn’t think to ask her. How stupid of me!
M. Leroux : Not at all, don’t blame yourself! In these stressful situations, it’s perfectly normal. And the young man who intervened?
Mrs. Dubois : Same, I didn’t see him again after the train stopped. Everyone had scattered… But there must be surveillance cameras, right?
M. Leroux : Indeed! That’s an excellent point. I’ll file a request to retrieve the surveillance footage.
Mrs. Dubois : Ah, perfect! Because frankly, this kind of behavior cannot be left unpunished!
M. Leroux : I completely agree with you. Right, I’ll draft your complaint. Could you give me your full contact details?
Mrs. Dubois : Of course. Mrs. Dubois, Sylvie. I live at 23 rue des Martyrs, in the 9th arrondissement.
M. Leroux : Perfect. And your phone number?
Mrs. Dubois : 06 78 45 32 19. Do you think my complaint will be successful?
M. Leroux : We’ll do everything we can, madam. With the surveillance footage and your detailed testimony, we have a good chance.
Mrs. Dubois : I certainly hope so! After all, I paid for my Navigo card to travel safely!
M. Leroux : You’re absolutely right. I’ll give you an acknowledgement of your complaint. You’ll receive a response within fifteen days.
Mrs. Dubois : Thank you very much, sir. You’ve been very professional.
M. Leroux : You’re welcome, madam. And above all, don’t hesitate to contact us again if you have any further information.
Mrs. Dubois : Understood. Goodbye and have a nice day!
M. Leroux : Goodbye, Mrs. Dubois, and take care!