Conflict over birds fed on the balcony

Madame Dubois, retraitée de 68 ans, nourrit quotidiennement les pigeons depuis son balcon au troisième étage. Son jeune voisin du dessous, Thomas (32 ans), en a assez des déjections d’oiseaux qui salissent sa terrasse et ses plantes. La tension monte depuis plusieurs semaines entre les deux voisins.

DIALOGUE


Thomas: Madame Dubois ! Madame Dubois, vous êtes là ?
Mme Dubois: Oui, j’arrive… Ah, bonjour Thomas. Qu’est-ce qui vous amène si tôt ?
Thomas: Écoutez, il faut qu’on parle. Ça ne peut plus durer comme ça !
Mme Dubois: Ah bon ? De quoi vous parlez exactement ?
Thomas: Ben voyons ! Vous le savez très bien… Ces fichues bestioles que vous nourrissez tous les matins !
Mme Dubois: Ces fichues bestioles ? Mais enfin, ce sont juste des petits oiseaux innocents !
Thomas: Innocents ? Vous plaisantez j’espère ! Ma terrasse est couverte de fientes, mes tomates sont massacrées…
Mme Dubois: Euh… je ne vois pas le rapport avec mes petits pigeons.
Thomas: Comment ça, vous ne voyez pas le rapport ? Il y en a des dizaines qui se rassemblent sur votre balcon !
Mme Dubois: Et alors ? J’ai bien le droit de m’occuper des animaux, non ?
Thomas: Tiens, justement ! Vous n’avez pas le droit de créer des nuisances pour le voisinage !
Mme Dubois: Des nuisances ? Mais vous exagérez complètement ! Ce sont des créatures de Dieu !
Thomas: Créatures de Dieu ou pas, elles détruisent mon potager ! Et puis, c’est un problème d’hygiène.
Mme Dubois: Oh là là, vous dramatisez tout ! Un peu de… euh… comment dire… de crotte d’oiseau, c’est naturel !
Thomas: Un peu ? MADAME ! Il y en a partout ! Je ne peux plus étendre mon linge dehors !
Mme Dubois: Bon, ben… peut-être que vous pourriez installer un auvent ou quelque chose comme ça ?
Thomas: Pardon ? C’est à MOI de m’adapter ? Mais c’est vous qui causez le problème !
Mme Dubois: Écoutez, jeune homme, je nourris ces oiseaux depuis cinq ans. Ils comptent sur moi !
Thomas: Zut alors ! Et moi, je compte pour du beurre ? J’ai investi dans cette terrasse !
Mme Dubois: Hein ? Qu’est-ce que vous voulez que j’y fasse ? Que je les laisse mourir de faim ?
Thomas: Mais ils ne vont pas mourir ! Ils trouveront à manger ailleurs, c’est tout !
Mme Dubois: Vous ne comprenez rien aux animaux… Ils sont habitués maintenant.
Thomas: Justement ! C’est bien le problème ! Il faut casser cette habitude !
Mme Dubois: Attendez… il me semble que Monsieur Bertrand, au quatrième, se plaint aussi de… euh… d’autres choses.
Thomas: Ah bon ? De quoi il se plaint, lui ?
Mme Dubois: Ben, des pigeons aussi ! Mais il dit qu’ils nichent maintenant dans sa gouttière…
Thomas: Vous voyez bien ! Ça devient ingérable ! Ils se reproduisent !
Mme Dubois: Oh mon dieu… je n’avais pas pensé à ça…
Thomas: Et ce n’est pas tout ! Ma copine est allergique aux plumes. Elle ne peut plus venir chez moi !
Mme Dubois: Vraiment ? Elle est allergique ? Ça, c’est embêtant…
Thomas: Vous commencez à comprendre ? Ce n’est pas juste une question de propreté !
Mme Dubois: Euh… et si je réduisais les quantités ? Au lieu de deux fois par jour, une seule fois ?
Thomas: Non, madame ! Il faut arrêter complètement ! Ou alors trouvez un parc !
Mme Dubois: Un parc ? Mais j’ai 68 ans ! Je ne vais pas traverser la ville pour nourrir des pigeons !
Thomas: Alors le square, en bas de l’immeuble ! Il n’est qu’à cinquante mètres !
Mme Dubois: Hmm… c’est vrai que c’est tout près… Mais il y a déjà d’autres personnes qui…
Thomas: Parfait ! Comme ça, vous ne serez pas seule ! Allez, qu’est-ce que vous en dites ?
Mme Dubois: Bon… d’accord. Mais progressivement, hein ? Il faut que je les habitue.
Thomas: Chouette ! Merci beaucoup, madame Dubois ! Dans combien de temps, vous pensez ?
Mme Dubois: Donnez-moi une semaine. Le temps de réduire petit à petit…
Thomas: Une semaine ? Euh… disons trois jours maximum ! Ma copine revient jeudi !
Mme Dubois: Trois jours ? Mon dieu… bon, je vais essayer. Mais c’est vous qui expliquez à mes petites bêtes !
Thomas: Marché conclu ! Et merci de votre compréhension !
Mme Dubois: De rien, de rien… Au fait, votre copine, elle s’appelle comment ?
Thomas: Sarah. Pourquoi ?
Mme Dubois: Pour rien… juste pour savoir qui va profiter de ma terrasse propre !

English translation

Mrs Dubois, a 68-year-old retiree, feeds the pigeons daily from her third-floor balcony. Her young downstairs neighbour, Thomas (32), has had enough of the bird droppings that soil his terrace and plants. Tensions have been mounting between the two neighbours for several weeks.

DIALOGUE


Thomas: Mrs Dubois! Mrs Dubois, are you there?
Mrs Dubois: Yes, I’m coming… Oh, hello Thomas. What brings you here so early?
Thomas: Listen, we need to talk. This can’t go on like this!
Mrs Dubois: Oh? What exactly are you talking about?
Thomas: Oh, come on! You know very well… Those damn critters you feed every morning!
Mrs Dubois: Those damn critters? Oh, come now, they’re just innocent little birds!
Thomas: Innocent? You must be joking, I hope! My terrace is covered in droppings, my tomatoes are being massacred…
Mrs Dubois: Uh… I don’t see the connection with my little pigeons.
Thomas: What do you mean you don’t see the connection? There are dozens of them gathering on your balcony!
Mrs Dubois: So what? I have every right to look after animals, don’t I?
Thomas: Exactly! You have no right to cause a nuisance to the neighbourhood!
Mrs Dubois: A nuisance? But you’re completely exaggerating! They’re God’s creatures!
Thomas: God’s creatures or not, they’re destroying my vegetable garden! And besides, it’s a hygiene problem.
Mrs Dubois: Oh dear, you’re making such a fuss! A bit of… uh… how to put it… bird droppings – it’s natural!
Thomas: A bit? MADAM! There are droppings everywhere! I can’t hang my laundry outside anymore!
Mrs Dubois: Well, um… maybe you could install an awning or something like that?
Thomas: Excuse me? I’m the one who has to adapt? But you’re the one causing the problem!
Mrs Dubois: Listen, young man, I’ve been feeding these birds for five years. They depend on me!
Thomas: Good grief! And what about me – do I count for nothing? I’ve invested in this terrace!
Mrs Dubois: What? What do you want me to do about it? Should I let them starve?
Thomas: They’re not going to die! They’ll find food elsewhere, that’s all!
Mrs Dubois: You don’t understand animals… They’re used to it now.
Thomas: Exactly! That’s the problem – we have to break that habit!
Mrs Dubois: Wait… it seems to me that Mr. Bertrand, on the fourth floor, is also complaining about… uh… other things.
Thomas: Oh? What is he complaining about?
Mrs Dubois: Well, pigeons too! But he says they’re now nesting in his gutter…
Thomas: See! It’s getting out of control! They’re breeding!
Mrs Dubois: Oh my God… I hadn’t thought of that…
Thomas: And that’s not all! My girlfriend is allergic to feathers. She can’t come to my place anymore!
Mrs Dubois: Really? She’s allergic? That’s a problem…
Thomas: Are you starting to understand? It’s not just a matter of cleanliness!
Mrs Dubois: Um… what if I reduced the quantities? Instead of twice a day, just once?
Thomas: No, ma’am! You must stop completely! Or else find a park!
Mrs Dubois: A park? But I’m 68 years old! I’m not going to go across town to feed pigeons!
Thomas: Then the square, down by the building! It’s only fifty metres away!
Mrs Dubois: Hmm… it’s true that it’s right nearby… But there are already other people who…
Thomas: Perfect! That way you won’t be alone! Come on, what do you say?
Mrs Dubois: Well… all right. But gradually, okay? I have to get them used to it.
Thomas: Great! Thank you very much, Mrs Dubois! How soon do you think?
Mrs Dubois: Give me a week. I need time to cut back little by little…
Thomas: A week? Uh… let’s say three days at most! My girlfriend comes back on Thursday!
Mrs Dubois: Three days? My God… well, I’ll try. But you’re the one who has to explain it to my little critters!
Thomas: It’s a deal! And thank you for your understanding!
Mrs Dubois: You’re welcome, you’re welcome… By the way, what’s your girlfriend’s name?
Thomas: Sarah. Why?
Mrs Dubois: Oh, nothing… just wanted to know who’s going to enjoy my clean terrace!