Mme Dubois, la mère de Lucas, un élève de 4ème qui vient d’arriver dans un nouveau collège, rencontre M. Martin, le professeur principal de sa classe. Elle s’inquiète car son fils a des difficultés à s’adapter et à se faire des amis depuis leur déménagement.
DIALOGUE
Mme Dubois : Bonjour Monsieur Martin, merci de m’avoir reçue si rapidement.
M. Martin : Bonjour Madame Dubois, je vous en prie. Alors, vous vous inquiétez pour Lucas ?
Mme Dubois : Euh… oui, exactement. Depuis qu’on a déménagé, il n’est plus le même. Il rentre de l’école tout triste et ne parle plus beaucoup.
M. Martin : Je vois. C’est vrai que les changements d’établissement peuvent être difficiles à cet âge. Comment ça se passait dans son ancien collège ?
Mme Dubois : Oh, très bien ! Il avait plein de copains, participait aux activités… Là, j’ai l’impression qu’il reste tout seul dans son coin.
M. Martin : Hmm, c’est ce que j’ai remarqué aussi. En classe, il est plutôt discret. Mais bon, ça fait seulement trois semaines qu’il est arrivé, hein.
Mme Dubois : Trois semaines, ça me paraît déjà long ! À la maison, il refuse même de faire du sport alors qu’avant il adorait ça.
M. Martin : Ah bon ? Tiens, justement, on a une équipe de foot au collège qui marche super bien. Vous pensez qu’il serait intéressé ?
Mme Dubois : Je ne sais pas… Il dit que personne ne voudra jouer avec lui de toute façon.
M. Martin : Ben, c’est classique ça ! Les ados ont tendance à dramatiser. Est-ce qu’il vous a parlé d’incidents particuliers ?
Mme Dubois : Euh… pas vraiment d’incidents, mais hier il m’a dit qu’à la cantine, les autres élèves parlent d’émissions qu’il ne connaît pas.
M. Martin : Ah, je vois le problème ! C’est vrai que chaque région a ses petites habitudes. D’où venez-vous exactement ?
Mme Dubois : De Lyon. Et puis, Lucas a un accent du Sud parce qu’il a vécu chez ses grands-parents l’année dernière.
M. Martin : Ah d’accord ! Ça expliquerait pourquoi certains élèves l’ont surnommé “Marseille”. Je pensais que c’était gentil, mais…
Mme Dubois : Comment ça “Marseille” ? Il ne m’a jamais parlé de ça !
M. Martin : Oh là là, j’ai peut-être fait une gaffe… Euh, vous savez, les surnoms entre jeunes, c’est souvent innocent.
Mme Dubois : Monsieur Martin, s’il vous plaît ! Si les autres se moquent de son accent, il faut que je le sache !
M. Martin : Non, non, je ne pense pas qu’ils se moquent. C’est plutôt… comment dire… une façon de l’identifier, vous voyez ?
Mme Dubois : Zut alors ! Moi qui pensais qu’il exagérait ses difficultés…
M. Martin : Écoutez, ne vous inquiétez pas trop. La semaine prochaine, on organise une sortie à la piscine. Ça pourrait être l’occasion pour Lucas de montrer d’autres facettes de sa personnalité.
Mme Dubois : Une piscine ? Euh… il y a un petit problème… Lucas ne sait pas très bien nager.
M. Martin : Ah… Ben, c’est embêtant ça ! La natation était justement prévue au programme d’EPS ce trimestre.
Mme Dubois : Oh non ! Encore une chose qui va le complexer… Qu’est-ce qu’on peut faire ?
M. Martin : Attendez, laissez-moi réfléchir… Tiens ! On a aussi un club d’échecs qui démarre bientôt. Lucas aime les jeux de réflexion ?
Mme Dubois : Ah ça, oui ! Il adore ! Son grand-père lui a appris et il se débrouille plutôt bien.
M. Martin : Parfait ! Le club se réunit le mardi après-midi. Et puis, l’animateur, M. Rousseau, est originaire de Lyon aussi.
Mme Dubois : Chouette ! Ça pourrait vraiment l’aider à reprendre confiance. Vous pensez que je devrais lui en parler ?
M. Martin : Euh… peut-être pas directement. Les ados n’aiment pas trop qu’on s’en mêle, si vous voyez ce que je veux dire.
Mme Dubois : Oui, vous avez raison. Comment on peut s’y prendre alors ?
M. Martin : Je vais glisser l’info naturellement en cours, parler du club devant toute la classe. Comme ça, ça paraîtra spontané.
Mme Dubois : C’est malin ! Et pour l’histoire du surnom, vous comptez faire quelque chose ?
M. Martin : J’vais avoir une petite discussion avec les élèves, histoire de leur expliquer que la diversité, c’est une richesse, pas un motif de moquerie.
Mme Dubois : Merci beaucoup ! Je me sens déjà plus rassurée. Lucas a de la chance de vous avoir comme prof principal.
M. Martin : Oh, c’est notre travail ! Et puis, votre fils me paraît être un garçon intelligent et sensible. Ça va s’arranger, j’en suis sûr.
Mme Dubois : J’espère… En tout cas, n’hésitez pas à me contacter s’il y a du nouveau.
M. Martin : Bien sûr ! Et si vous voulez, on peut refaire le point dans quinze jours ?
Mme Dubois : Excellente idée ! Bon, ben, je vous laisse, je ne veux pas abuser de votre temps.
M. Martin : Pas de souci, Madame Dubois. Donnez-lui le bonjour de ma part, et dites-lui que j’ai hâte de voir ses progrès en maths !
Mme Dubois : Je n’y manquerai pas ! Bonne fin de journée, Monsieur Martin.
M. Martin : À vous aussi ! Et ne vous inquiétez pas trop, hein ! L’adaptation, ça prend du temps, mais ça finit toujours par marcher.
English translation
Mrs. Dubois, Lucas’s mother, whose son is a Year 9 pupil who has just arrived at a new middle school, meets Mr. Martin, the form tutor of his class. She is worried because her son has had difficulty settling in and making friends since their move.
I don’t see the French dialogue. Please paste the French text you want translated into international English.
Mrs. Dubois: Hello Mr. Martin, thank you for seeing me so quickly.
Mr. Martin: Hello Mrs. Dubois, you’re welcome. So, are you worried about Lucas?
Mrs. Dubois: Um… yes, exactly. Since we moved, he isn’t the same. He comes home from school very sad and doesn’t talk much anymore.
Mr. Martin: I see. It’s true that changing schools can be difficult at that age. How was he doing at his previous middle school?
Mrs. Dubois: Oh, very well! He had lots of friends and took part in activities… Now, I feel like he’s keeping himself to himself.
Mr. Martin: Hmm, that’s what I’ve noticed too. In class he’s rather quiet. But it’s only been three weeks since he arrived, you know.
Mrs. Dubois: Three weeks already feels like a long time! At home, he even refuses to play sports now, whereas he used to love them.
Mr. Martin: Oh? As it happens, we have a football team at the middle school that’s doing really well. Do you think he’d be interested?
Mrs. Dubois: I don’t know… He says no one will want to play with him anyway.
Mr. Martin: Well, that’s typical! Teenagers tend to dramatize. Has he told you about any specific incidents?
Mrs. Dubois: Uh… not really any incidents, but yesterday he told me that in the cafeteria the other students talk about TV shows he doesn’t know.
Mr. Martin: Ah, I see the problem! It’s true that every region has its own little customs. Where exactly are you from?
Mrs. Dubois: From Lyon. Besides, Lucas has a southern accent because he lived with his grandparents last year.
Mr. Martin : Ah, I see! That would explain why some students nicknamed him “Marseille”. I thought it was kind, but…
Mrs. Dubois: What do you mean by “Marseille”? He never told me about that!
Mr. Martin: Oh dear, I may have put my foot in it… Uh, you know, nicknames among young people are often harmless.
Mrs. Dubois: Mr. Martin, please! If the others are making fun of his accent, I need to know!
Mr. Martin: No, no, I don’t think they’re making fun of him. It’s more… how to put it… a way of identifying him, you see?
Mrs. Dubois : Good heavens! I thought he was exaggerating his difficulties…
Mr. Martin: Listen, don’t worry too much. Next week we’re organizing a trip to the pool. It could be an opportunity for Lucas to show other sides of his personality.
Mrs. Dubois: A pool? Uh… there’s a small problem… Lucas doesn’t swim very well.
Mr. Martin: Ah… Well, that’s a problem! Swimming was actually scheduled in the PE curriculum this term.
Mrs. Dubois: Oh no! Another thing that’ll make him self-conscious… What can we do?
Mr. Martin: Wait, let me think… Oh! We also have a chess club starting soon. Does Lucas like strategy games?
Mrs. Dubois : Oh yes! He loves them! His grandfather taught him and he’s pretty good at it.
Mr. Martin: Perfect! The club meets on Tuesday afternoons. And the club leader, Mr. Rousseau, is also from Lyon.
Mrs. Dubois: Great! It could really help him regain his confidence. Do you think I should talk to him about it?
Mr. Martin : Uh… maybe not directly. Teenagers don’t really like others interfering, if you see what I mean.
Mrs. Dubois: Yes, you’re right. How should we go about it, then?
Mr. Martin: I’ll casually slip the info into class, mention the club in front of the whole class. That way, it’ll seem spontaneous.
Mrs. Dubois : That’s clever! And about the nickname, are you going to do anything?
Mr. Martin: I’ll have a little talk with the students, just to explain to them that diversity is a strength, not something to be mocked.
Mrs. Dubois: Thank you very much! I already feel more reassured. Lucas is lucky to have you as his homeroom teacher.
Mr. Martin : Oh, that’s our job! Besides, your son seems like an intelligent, sensitive boy. It’ll work out, I’m sure.
Mrs. Dubois: I hope so… In any case, don’t hesitate to contact me if there’s any news.
Mr. Martin: Of course! And if you’d like, we can check in again in two weeks?
Mrs. Dubois : Excellent idea! Well, I’ll let you go – I don’t want to take up your time.
Mr. Martin: No problem, Mrs. Dubois. Say hello to him for me, and tell him I’m looking forward to seeing his progress in maths!
Mrs. Dubois: I’ll be sure to! Have a good rest of the day, Mr. Martin.
Mr. Martin : Same to you! And don’t worry too much, okay? Adapting takes time, but it always works out in the end.