Camille, 25 ans, rend visite à ses parents pour le déjeuner dominical. Sa mère Françoise, 52 ans, et son père Michel, 55 ans, ne comprennent pas certains choix de vie de leur fille. La conversation prend rapidement une tournure tendue quand ils abordent l’avenir professionnel et personnel de Camille.
DIALOGUE
Françoise: Alors ma chérie, tu as réfléchi à ce qu’on t’a dit la dernière fois ? Pour le poste à la banque, tu sais…
Camille: Maman, on en a déjà parlé. Je ne veux pas travailler dans une banque, point final.
Michel: Mais enfin Camille, c’est un emploi stable ! Avec ta formation, tu pourrais avoir un bon salaire, des congés payés…
Camille: Papa, je ne cherche pas juste la sécurité. Je veux faire quelque chose qui me passionne.
Françoise: Euh… la passion, c’est bien joli, mais ça ne met pas de beurre dans les épinards, hein !
Camille: Ah bon ? Et pourquoi je devrais vivre comme vous ? Métro-boulot-dodo pendant quarante ans ?
Michel: Comment ça “comme nous” ? On a eu une belle vie, nous ! On a pu t’élever correctement, acheter cette maison…
Camille: Je ne critique pas votre vie, papa. Mais moi, j’ai envie d’autre chose.
Françoise: D’autre chose… Et qu’est-ce que tu veux exactement ? Rester photographe freelance toute ta vie ?
Camille: Ben oui, pourquoi pas ? Au moins, j’adore ce que je fais !
Michel: Mais tu vis encore dans un studio de 25 mètres carrés ! À ton âge, nous, on économisait déjà pour acheter…
Camille: Justement ! Vous pensez qu’au bonheur en termes de mètres carrés et de compte en banque !
Françoise: Tiens, et comment tu vas faire quand tu voudras des enfants ? Hein ?
Camille: Qui te dit que je veux des enfants ?
Michel: Quoi ?! Mais… euh… c’est naturel de vouloir fonder une famille !
Camille: Pour vous, peut-être. Mais ma génération ne voit pas les choses comme ça.
Françoise: Ta génération… vous ne pensez qu’à vous ! Nous, on pensait à l’avenir, à construire quelque chose de solide.
Camille: Maman, regardez l’état de la planète ! Vous avez construit, d’accord, mais à quel prix ?
Michel: Oh là là, ne me dis pas que tu vas nous faire le coup de l’écologie maintenant…
Camille: Ce n’est pas “un coup”, papa ! C’est ma réalité ! Je ne veux pas consommer comme des fous.
Françoise: Consommer comme des fous ? Mais nous, on a toujours fait attention !
Camille: Ah oui ? Vous changez de voiture tous les trois ans, vous partez en vacances à l’autre bout du monde…
Michel: On a travaillé pour ça ! On mérite bien de profiter un peu !
Camille: Je ne dis pas le contraire. Mais moi, je préfère voyager autrement, consommer moins mais mieux.
Françoise: Écoute ma chérie… je ne comprends plus rien. Tu refuses un bon travail, tu ne veux pas d’enfants…
Camille: Je ne refuse pas le travail, je veux juste faire ce qui me plaît ! Et pour les enfants… euh… j’ai le temps d’y réfléchir.
Michel: Le temps, le temps… À 25 ans, nous, on savait ce qu’on voulait !
Camille: Parce que vous n’aviez pas le choix ! Nous, on peut choisir notre vie.
Françoise: Zut alors ! Trop de choix, ça rend malheureux aussi, tu sais…
Camille: Peut-être, mais au moins, c’est notre malheur, pas celui qu’on nous impose !
Michel: Bon, ben… et ton copain Thomas, il pense comme toi ?
Camille: On n’est plus ensemble, papa.
Françoise: Comment ça ? Depuis quand ? Pourquoi tu ne nous dis rien ?
Camille: Parce que je savais que vous alliez réagir comme ça ! “Un si gentil garçon, avec un bon métier…”
Michel: Eh bien oui ! Il était ingénieur, il gagnait bien sa vie…
Camille: Il me trompait, papa. Ça ne compte pas, ça, dans vos critères ?
Françoise: Oh mon dieu… euh… pardon ma chérie, on ne savait pas…
Camille: Vous voyez ? Vous jugez sur les apparences. Vous pensez que réussir, c’est avoir une situation, une maison, des enfants…
Michel: Ben… c’est pas ça, le bonheur ?
Camille: Pour moi, c’est être libre de mes choix, faire ce que j’aime, voyager, rencontrer des gens…
Françoise: Mais tout ça, ça ne dure qu’un temps, ma chérie…
Camille: Peut-être, mais au moins, j’aurai vécu ! Pas juste survécu.
Michel: Bon… euh… on ne va pas se disputer pour ça. Tu es notre fille, on t’aime comme tu es.
Françoise: Oui, bien sûr. Mais promets-nous juste de réfléchir un peu à ton avenir…
Camille: D’accord maman. Mais promettez-moi d’essayer de comprendre que les temps ont changé.
Michel: Allez, on fait la paix ? Le rôti va être froid !
Camille: Avec plaisir, papa. Mais la prochaine fois, je vous montrerai mes dernières photos… vous verrez pourquoi j’aime mon métier !
Françoise: Chouette ! Et… euh… si tu veux amener quelqu’un dimanche prochain, n’hésite pas…
Camille: Merci maman. On verra bien ce que la vie nous réserve, hein ?
English translation
Camille, 25, visits her parents for Sunday lunch. Her mother Françoise, 52, and her father Michel, 55, do not understand some of their daughter’s life choices. The conversation quickly takes a tense turn when they bring up Camille’s professional and personal future.
Please paste the French dialogue you would like translated.
Françoise: So, my darling, have you thought about what we told you last time? About the position at the bank, you know…
Camille: Mom, we’ve already talked about it. I don’t want to work in a bank, period.
Michel: Come on, Camille, it’s a stable job! With your qualifications, you could get a good salary, paid leave…
Camille: Dad, I’m not just looking for security. I want to do something I’m passionate about.
Françoise: Uh… passion’s all very well, but it doesn’t pay the bills, you know!
Camille: Oh? And why should I live like you? Commuting, working, sleeping for forty years?
Michel: What do you mean “like us”? We’ve had a good life! We were able to raise you properly, buy this house…
Camille: I’m not criticizing your life, Dad. But I want something different.
Françoise: Something else… And what exactly do you want? To be a freelance photographer your whole life?
Camille: Well, yeah, why not? At least I love what I do!
Michel: But you’re still living in a 25-square-meter studio! At your age, we were already saving up to buy…
Camille: Exactly! You think of happiness only in terms of square meters and a bank account!
Françoise: Well, how are you going to manage when you want to have children? Huh?
Camille: Who says I want children?
Michel: What?! But… uh… it’s natural to want to start a family!
Camille: Maybe for you. But my generation doesn’t see things that way.
Françoise: Your generation… you only think about yourselves! We used to think about the future, about building something solid.
Camille: Mom, look at the state of the planet! You built, okay, but at what cost?
Michel: Oh come on, don’t tell me you’re going to hit us with the whole environmentalism thing now…
Camille: It’s not “a phase”, Dad! It’s my reality! I don’t want to consume like crazy.
Françoise: Consume like crazy? But we’ve always been careful!
Camille: Oh yeah? You change cars every three years, you go on vacation to the other side of the world…
Michel: We’ve worked for this! We deserve to enjoy ourselves a little!
Camille: I’m not saying otherwise. But I prefer to travel differently, to consume less but better.
Françoise: Listen, darling… I don’t understand anything anymore. You turned down a good job, you don’t want children…
Camille: I’m not refusing work, I just want to do what I enjoy! And as for children… um… I have time to think about it.
Michel: Time, time… At 25, we knew what we wanted!
Camille: Because you didn’t have a choice! We can choose our own lives.
Françoise: Oh dear! Too much choice can make you unhappy too, you know…
Camille: Maybe, but at least it’s our own unhappiness, not the one imposed on us!
Michel: Well, um… and your boyfriend Thomas – does he think like you?
Camille: We’re not together anymore, Dad.
Françoise: What? Since when? Why didn’t you tell us?
Camille: Because I knew you’d react like that! “Such a nice boy, with a good job…”
Michel: Well, yes! He was an engineer, he earned a good living…
Camille: He was cheating on me, Dad. Doesn’t that count in your criteria?
Françoise: Oh my God… uh… I’m sorry, my dear, we didn’t know…
Camille: See? You judge by appearances. You think that being successful is having a good job, a house, children…
Michel: Well… isn’t that happiness?
Camille: For me, it’s being free to make my own choices, doing what I love, traveling, meeting people…
Françoise: But all that only lasts for a while, my dear…
Camille: Maybe, but at least I’ll have lived! Not just survived.
Michel: Well… uh… we’re not going to argue about that. You’re our daughter, we love you the way you are.
Françoise: Yes, of course. But just promise us you’ll give a little thought to your future…
Camille: All right, Mom. But promise me you’ll try to understand that times have changed.
Michel: Come on, let’s make up? The roast is going to get cold!
Camille: With pleasure, Dad. But next time, I’ll show you my latest photos… you’ll see why I love my work!
Françoise: Great! And… uh… if you want to bring someone next Sunday, don’t hesitate…
Camille: Thanks, Mom. We’ll see what life has in store for us, won’t we?